André Beucler (Saint-Pétersbourg, 1898 – Nice, 1985) est un écrivain aux mille facettes et cent métiers. Blessé en 1917, résistant en 1939, il est presque impossible de résumer une vie trépidante, dont la richesse d’amis, de voyages, de rencontres, nous semble aujourd’hui sidérante. Dès 1925, il fait une entrée fracassante en littérature avec la Ville anonyme (L’Imaginaire, Gallimard). S’ensuivront plus de quarante-deux volumes (romans, essais, portraits, souvenirs) dont Gueule d’Amour en 1926, resté célèbre pour être incarné au cinéma par Jean Gabin, et Vallée du Doubs présenté ici.
Jean Clerc, professeur d’art plastique, né en 1963, vit et travaille à Dijon.
À l’invitation de Fernand Dutilleux, neuf artistes, designers et chercheurs issus de la scène française, dont les pratiques explorent le code créatif, se réunissent au sein de ce collectif. Mark Webster, Jean-Michel Géridan, Yannick Mathey, Fernand Dutilleux, Jean-Noël Lafargue, Aurélien Michon/Normals, Caroline Kassimo-Zahnd/n-graphes, Julien Gachadoat & Louis Eveillard.
Josette Coras (1926-2008), dessinatrice, plasticienne, graveuse et sculptrice, animatrice de la vie artistique jurassienne, a habité pendant cinquante ans le logis abbatial de l’Abbaye de Baume-les-Messieurs, arpentant la reculée et les paysages environnants, sources d’inspiration et de réflexion.
Photo de Josette Coras par Claudine Kindt, réalisée lors de la préparation du livre de 2008 : Josette Coras, quelques années à Baume, regards croisés.
Née en 1974, Frédérique Cosnier est agrégée de Lettres et diplômée en Didactique du Français Langue Étrangère. Elle publie dans différentes revues et un premier recueil de poèmes, « PP Poèmes Précis », paraît en 2008. Collaborant avec des photographes et des musiciens, elle travaille à la croisée des genres et des arts, en adaptant ses propres textes, ou ceux d’autres auteurs, dans des lectures publiques. Certaines créations ont donné lieu à des traductions. « Suzanne et l’influence » est son premier roman publié, libre échappée poétique inspirée du film Une Femme sous influence de John Cassavetes.
Pour Suzanne et l’influence, Frédérique Cosnier à reçu le Prix Marcel Aymé 2017, décerné par l’ALAC – Association du livre et des auteurs comtois.
Valentin Deudon jongle avec ses deux passions : l’écriture poétique, qu’il développe avec générosité et précision, et le football, qu’il pratique en club chaque semaine. Il anime de nombreux ateliers d’écriture auprès d’un public varié et il écrit régulièrement pour Sud-Ouest des chroniques dans la page Culture-Sport. Il participe à cette longue tradition des écrivains du sport, genre qu’il renouvelle avec une grande et attachante sensibilité.
André Dhôtel (1900-1991) : professeur de philosophie, romancier et poète, ami de Jean Paulhan, il est l’auteur de nombreux ouvrages dont « Le pays où l’on n’arrive jamais », prix Fémina 1955 . Il reçoit en 1974 le Grand prix de littérature de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.
Au cours de ses études d’histoire, Fabien Dorier s’est intéressé de très près au passé sochalien. Tout en œuvrant au sein de la cellule communication du FC Sochaux-Montbéliard à partir de 2000, il a conservé le même intérêt pour le riche passé du club. Il s’agit de son quatrième ouvrage ayant pour sujet l’histoire du FCSM.
Éric Duboys, né en 1971, vit dans l’Ain, près de Lyon. « Les terminaisons nerveuses » est son premier roman. Auparavant, il a publié trois livres encyclopédiques sur la musique industrielle : Throbbing Gristle – Industrial music for industrial people, 2007, Industrial Musics Vol.1, 2009, Industrial Musics Vol.2, 2012 (Camion Blanc éditeur).
Ce livre-disque est tout à la fois l’expression et une trace de la création collective « Métal! Faire chanter la matière… ». Comme en dialogue avec la musique, le texte vient interroger la manière dont les sons et les mots peuvent contribuer à peupler les forges de Baignes de nouvelles formes de vies et de voix.
Il est aussi la manifestation et le résultat d’une association entre une salle de musique actuelle « Echo System » et des musées départementaux de Haute-Saône labellisés Ethnopôle pour leur capacité à réinventer les musées populaires. Tous deux se sont engagés dans une expérience, celle d’une coopération entre sciences sociales et musiques actuelles, pour mettre en musique et en mots un travail d’enquête ethnologique à propos des mondes sociaux de la métallurgie.
Réalisé dans le cadre de la création de l’espace d’exposition permanent « Rêves mexicains » du musée départemental des Arts & Traditions Populaires de Champlitte en Haute-Saône, ce film documentaire est le fruit d’une enquête ethnologique.
À la rencontre d’agriculteurs et d’éleveurs de Jicaltepec et San Rafael au Mexique, dont certains sont descendants de colons partis de Haute-Saône au xixe siècle, l’enquête revient sur leur perception de l’histoire et de l’avenir d’une colonie agricole.
Realizado en el marco de la creación del espacio de exposición permanente “Sueños mexicanos” del museo departamental de las Artes & Tradiciones Populares de Champlitte en Alto Saona, esta película documental es el resultado de una investigación etnológica.
Encuentro con agricultores y ganaderos de Jicaltepec y San Rafael en México, de los cuáles algunos son descendientes de colonos quiénes dejaron el Alto Saona en el siglo xix, la investigación retoma su percepción de la historia y el porvenir de una colonia agrícola.
Artiste mulhousien né en 1972, Pierre Fraenkel fait de la rue son atelier et du langage son matériau. Collages, pochoirs, peintures et interventions urbaines composent une œuvre où la poésie côtoie l’humour, le jeu de mots et l’engagement. Déjouant les codes de la communication, il transforme les slogans en poèmes et les espaces publics en lieu d’imagination, avec une liberté et une fantaisie qui lui sont propres.
Raphaël Galley est né le 23 octobre 1976 à Dijon ; plasticien, il vit et travaille à Dijon. Enseignant « Design, volume et installation » en classe préparatoire à l’École d’art Gérard Jacot – Belfort, depuis 2007. Diplôme National d’Arts et Techniques (Félicitations du jury) en 2001 – École Nationale Supérieure des Arts – Dijon
Frédérique Germanaud est une auteure dont le sujet semble être la solitude, le rapport de l’intime à l’existence. Après « Journal pauvre », elle quitte son travail salarié pour se consacrer à l’écriture. En 2020 paraît « Le bruit de la liberté » un roman épique. « La douzième fée » marque cette année son retour au récit, son genre de prédilection.
Victor Martinez, né dans le sud de la France en 1970, publie de la poésie, des traductions et enseigne à l’université. Il a récemment traduit de l’anglais la poétesse kurde Choman Hardi, après avoir traduit de l’espagnol Antonio Machado, Juan Ramón Jiménez, Francisco de Quevedo ou Leopoldo María Panero. Il collabore régulièrement aux revues Europe et L’étrangère. Avec Paul Laborde il codirige la revue Conséquence qui consacre son quatrième volume à Cédric Demangeot. Il codirige les éditions Fragmes qui publient avec Zoème un essai sur le même auteur. Dans son journal Aux confins, Sébastien Hoët note à propos de V. Martinez « l’urgence dont sont porteurs ses poèmes, dont ils sont foudroyés, ébranlés, hébétés — urgence qui nous transit en retour ».
Né en 1949, Matthieu Messagier a été révélé en 1971 par la publication de l’ouvrage collectif Manifeste électrique aux paupières de jupes (Soleil Noir). Héritier du surréalisme et de la beat generation, il incarne alors la voix, parmi d’autres, d’une nouvelle génération de poètes, tant sur le plan de la radicalité de l’écriture que de l’expérience vécue de la poésie. Il est aujourd’hui reconnu comme le créateur d’une œuvre singulière, au rythme saccadé, à l’automatisme psychique déroutant. Son écriture se définit par des écarts de langage, une syntaxe libre et des mots parfois inventés.
Fils de Jean Messagier, peintre, sculpteur, graveur, et de l’artiste céramiste Marcelle Baumann-Messagier, Matthieu Messagier est décédé à l’âge de 72 ans ; il avait dédié sa vie à l’écriture.
« La poésie c’est parfois une transfusion de l’être dans l’écriture sans intermédiaire. »
Guillaume Michaut est revenu vivre à Besançon, sa ville natale, après de nombreuses années d’errance.
Jacques Moulin, né en Normandie des hautes falaises, vit à Besançon. Il coanime les rencontres Les Poètes du jeudi dans le cadre de l’Université Ouverte de Franche-Comté.
Cloé Paty, artiste plasticienne, née en 1983, diplômée de l’ENSAD Strasbourg.Pierre Lohou, architecte, né en 1985, diplômé de l’INSA Strasbourg.
Éric Pessan écrit des romans, du théâtre, de la poésie, de la littérature jeunesse. Il est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages (publiés au Seuil, chez Albin Michel, Fayard, à l’École des loisirs, aux éditions de l’Attente…) qui tous se déroulent ici et maintenant, dans notre monde dont il éprouve chaque jour la complexité, la rudesse et la joie. Dans ses textes, il explore ce qui le questionne, l’effraie, le scandalise ou – au contraire – lui donne la force d’avancer. Notre monde est si souvent invivable ; alors il cherche au travers la fiction ce qui offre des raisons de vivre, passant de l’intime au social.
Il anime depuis une vingtaine d’années des ateliers d’écriture, spécifiquement en milieu scolaire où il peut s’adresser à des publics pour qui écrire n’est pas plus une évidence que de lire de la littérature ultra-contemporaine. Il collabore également avec l’Observatoire de l’espace, le laboratoire art-science du Centre National d’Études Spatiales (CNES).
Alexandre Rolla est historien et critique d’art, poète, essayiste et commissaire d’expositions. Il enseigne à l’École Supérieure d’Arts et Médias de Caen/Cherbourg et à l’Université de Franche-Comté à Besançon. Son travail traite des relations qui se tissent entre les différentes formes d’écriture (poétique, littéraire, théorique ou plastique), à travers l’exploration des notions de paysage et de pays, de temps local et global.
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