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« — Il y a des endroits merveilleux où on crève de faim et de froid, dit Agathe. Tout est perdu, toujours, toujours, mais ce qui est magnifique c’est que je ne vais pas encore crever ni ce soir ni la semaine prochaine. »
Avec ce roman, André Dhôtel propose un véritable space opera des champs, des hameaux et des collines, dont le véhicule « interespace » est la bicyclette. Sous les yeux du héros Valentin se déploie une fresque initiatique où la recherche de pistes inconnues, les poursuites nocturnes dans les châteaux vides, la chasse aux trésors cachés, constituent l’essence même d’une liberté adolescente à conquérir et à préserver.
André Dhôtel (1900-1991) : professeur de philosophie, romancier et poète, ami de Jean Paulhan, il est l’auteur de nombreux ouvrages dont « Le pays où l’on n’arrive jamais », prix Fémina 1955 . Il reçoit en 1974 le Grand prix de littérature de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.
« Troquer l’espace pour le lieu, le temps pour l’instant. Nous sommes dans le ventre de l’été, englués dans une insupportable chaleur. »
« Chacun a lu des livres, et Meuriaux était suffisamment cultivé pour émettre l’hypothèse qu’il s’agissait d’une histoire d’amour. »
« Je quittai l’appartement d’un pas incertain. Le gardien me demanda combien de temps je m’absentais. »
On est dans les trente glorieuses, on est dans les Terres-Froides, dans des fermes isolées : une diaspora de cœurs perdus voit l’ancien monde achever sa dissolution et renaître en salariat, entrepreneuriat et zones pavillonnaires. Personne n’en sort indemne.
« Oui voilà. Je suis déjà une star, vous le savez bien, et je n’ai plus qu’à devenir une artiste. Ça ne doit pas être si difficile. Je serai exilée enfin pour de vrai et je pourrai brûler définitivement mes racines dans un autre pays. »
« Mon amour mon père un ami un amant. Quelqu’un veut me parler. Je cours. J’ai l’impression de ne faire que cela, guetter, courir ». Après un évènement tragique, dans une atmosphère post-apocalyptique, une femme tente de survivre.
“Il y a un bruit de la liberté. Le bruit des pommes de pin qui se déchirent et qui s’ouvrent brusquement, sous les branches, dans l’ombre merveilleuse et nous, sous le pin parasol, face à l’île de Capri, l’été à Ischia, sous le ciel bleu.” Pascal Quignard
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