20.00 €
« Troquer l’espace pour le lieu, le temps pour l’instant. Nous sommes dans le ventre de l’été, englués dans une insupportable chaleur. »
Quatre-vingt-dix motifs : trente séries de trois paragraphes en filiation, se faisant progressivement écho, et développant, le temps d’une saison écrasée de chaleur, un récit de femme, contemplatif, sensuel et discrètement féroce.
Frédérique Germanaud est une auteure dont le sujet semble être la solitude, le rapport de l’intime à l’existence. Après « Journal pauvre », elle quitte son travail salarié pour se consacrer à l’écriture. En 2020 paraît « Le bruit de la liberté » un roman épique. « La douzième fée » marque cette année son retour au récit, son genre de prédilection.
« Chacun a lu des livres, et Meuriaux était suffisamment cultivé pour émettre l’hypothèse qu’il s’agissait d’une histoire d’amour. »
« Je quittai l’appartement d’un pas incertain. Le gardien me demanda combien de temps je m’absentais. »
« — Il y a des endroits merveilleux où on crève de faim et de froid, dit Agathe. Tout est perdu, toujours, toujours, mais ce qui est magnifique c’est que je ne vais pas encore crever ni ce soir ni la semaine prochaine. »
On est dans les trente glorieuses, on est dans les Terres-Froides, dans des fermes isolées : une diaspora de cœurs perdus voit l’ancien monde achever sa dissolution et renaître en salariat, entrepreneuriat et zones pavillonnaires. Personne n’en sort indemne.
« Oui voilà. Je suis déjà une star, vous le savez bien, et je n’ai plus qu’à devenir une artiste. Ça ne doit pas être si difficile. Je serai exilée enfin pour de vrai et je pourrai brûler définitivement mes racines dans un autre pays. »
« Mon amour mon père un ami un amant. Quelqu’un veut me parler. Je cours. J’ai l’impression de ne faire que cela, guetter, courir ». Après un évènement tragique, dans une atmosphère post-apocalyptique, une femme tente de survivre.
“Il y a un bruit de la liberté. Le bruit des pommes de pin qui se déchirent et qui s’ouvrent brusquement, sous les branches, dans l’ombre merveilleuse et nous, sous le pin parasol, face à l’île de Capri, l’été à Ischia, sous le ciel bleu.” Pascal Quignard
Rechercher sur le site