La baraque sombre était un peu un ventre, une coque tendue avec un jardin buissonnant, une coque silencieuse, hormis les chants d'oiseaux. Elle me porterait, me nourrirait, me protégerait. Un jour je renaîtrais.
“Il y a un bruit de la liberté. Le bruit des pommes de pin qui se déchirent et qui s’ouvrent brusquement, sous les branches, dans l’ombre merveilleuse et nous, sous le pin parasol, face à l’île de Capri, l’été à Ischia, sous le ciel bleu.” Pascal Quignard
“J’ai dessiné la roche creusée par un filet d’eau rectiligne. Elle ressemble à un crâne dépouillé de cheval mort. Le trait s’impatiente, la saison passe, l’eau se perd avant d’attendre la pointe.”
« Cette rencontre est pour moi, comme une collision. La force de cet instant est proprement indescriptible. Ce morceau de pays, mon pays, celui que je connais, arraché à sa terre par la puissance de la peinture, transposé là, à des milliers de kilomètres, est l’un des plus grands chocs de toute mon existence. »
Affût discret, écoute silencieuse, accompagnement du guide qui connaît les pas, observation, fulgurance poétique et évocation animalière, jusqu’à fouiller la matérialité de la Nature elle-même.
Après trois livres mêlant fiction et éléments de biographie, Frédérique Germanaud adopte ici, d’une façon assez inédite, une approche de l’écriture directe et sans fard.
La normalité embue / elle se croit le seul univers vivable / je lui paie son écot
« Chaque fois que je parviens, en remontant peu à peu de l’extérieur vers ma solitude, à me délier des serments prêtés aux villes, aux femmes et aux spectacles, j’obtiens un coin de province dont le moindre signe me sauve de la détresse. »
« Une page arrachée d’un livre descend le courant. Les caractères scintillent. Écailles de l’écrivain ». Jean Messagier
« Troquer l’espace pour le lieu, le temps pour l’instant. Nous sommes dans le ventre de l’été, englués dans une insupportable chaleur. »
« Chacun a lu des livres, et Meuriaux était suffisamment cultivé pour émettre l’hypothèse qu’il s’agissait d’une histoire d’amour. »
« Je quittai l’appartement d’un pas incertain. Le gardien me demanda combien de temps je m’absentais. »
« — Il y a des endroits merveilleux où on crève de faim et de froid, dit Agathe. Tout est perdu, toujours, toujours, mais ce qui est magnifique c’est que je ne vais pas encore crever ni ce soir ni la semaine prochaine. »
On est dans les trente glorieuses, on est dans les Terres-Froides, dans des fermes isolées : une diaspora de cœurs perdus voit l’ancien monde achever sa dissolution et renaître en salariat, entrepreneuriat et zones pavillonnaires. Personne n’en sort indemne.
« Oui voilà. Je suis déjà une star, vous le savez bien, et je n’ai plus qu’à devenir une artiste. Ça ne doit pas être si difficile. Je serai exilée enfin pour de vrai et je pourrai brûler définitivement mes racines dans un autre pays. »
« Mon amour mon père un ami un amant. Quelqu’un veut me parler. Je cours. J’ai l’impression de ne faire que cela, guetter, courir ». Après un évènement tragique, dans une atmosphère post-apocalyptique, une femme tente de survivre.
« Les dispositifs que je mets en place sont des invitations pour le spectateur à venir s’approprier physiquement l’espace. Je sollicite le corps ou les corps mais fais également appel à des souvenirs ou à des logiques de constructions. »
Le club sochalien a fêté ses 90 ans d’existence en 2018. L’occasion de sélectionner les dates les plus importantes ou symboliques de son passé et de les illustrer de photos et d’histoires.
« Tu te penchais sur l’escalier pour me voir. Plus je montais plus tu me souriais. »
- Qu’est ce que c’est là-bas ? Tu as vu il y a un gros truc sur la galerie de la bagnole ! - C’est pas une météorite…? - Impossible ! La voiture serait complètement détruite.
Typographie : design génératif sous Processing open-source
Être encordé ne va pas toujours de soi…
Une histoire naturelle du vide
Les échanges entre la France et le Mexique, aspects historiques et anthropologiques Colloque franco-mexicain organisé par le Conseil départemental de Haute-Saône, le 27 septembre 2016.
La clé à molette est une maison d’édition indépendante qui investit indifféremment le champ de l’art contemporain et celui de la littérature, qu’elle soit d’hier ou d’aujourd’hui. En jouant parfois avec la notion de genre, nous éditons et défendons des œuvres et des auteurs singuliers qui nous plaisent et auxquels nous croyons.
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