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« Oui voilà. Je suis déjà une star, vous le savez bien, et je n’ai plus qu’à devenir une artiste. Ça ne doit pas être si difficile. Je serai exilée enfin pour de vrai et je pourrai brûler définitivement mes racines dans un autre pays. »
Née en 1974, Frédérique Cosnier est agrégée de Lettres et diplômée en Didactique du Français Langue Étrangère. Elle publie dans différentes revues et un premier recueil de poèmes, « PP Poèmes Précis », paraît en 2008. Collaborant avec des photographes et des musiciens, elle travaille à la croisée des genres et des arts, en adaptant ses propres textes, ou ceux d’autres auteurs, dans des lectures publiques. Certaines créations ont donné lieu à des traductions. « Suzanne et l’influence » est son premier roman publié, libre échappée poétique inspirée du film Une Femme sous influence de John Cassavetes.
Pour Suzanne et l’influence, Frédérique Cosnier à reçu le Prix Marcel Aymé 2017, décerné par l’ALAC – Association du livre et des auteurs comtois.
« Troquer l’espace pour le lieu, le temps pour l’instant. Nous sommes dans le ventre de l’été, englués dans une insupportable chaleur. »
« Chacun a lu des livres, et Meuriaux était suffisamment cultivé pour émettre l’hypothèse qu’il s’agissait d’une histoire d’amour. »
« Je quittai l’appartement d’un pas incertain. Le gardien me demanda combien de temps je m’absentais. »
« — Il y a des endroits merveilleux où on crève de faim et de froid, dit Agathe. Tout est perdu, toujours, toujours, mais ce qui est magnifique c’est que je ne vais pas encore crever ni ce soir ni la semaine prochaine. »
On est dans les trente glorieuses, on est dans les Terres-Froides, dans des fermes isolées : une diaspora de cœurs perdus voit l’ancien monde achever sa dissolution et renaître en salariat, entrepreneuriat et zones pavillonnaires. Personne n’en sort indemne.
« Mon amour mon père un ami un amant. Quelqu’un veut me parler. Je cours. J’ai l’impression de ne faire que cela, guetter, courir ». Après un évènement tragique, dans une atmosphère post-apocalyptique, une femme tente de survivre.
“Il y a un bruit de la liberté. Le bruit des pommes de pin qui se déchirent et qui s’ouvrent brusquement, sous les branches, dans l’ombre merveilleuse et nous, sous le pin parasol, face à l’île de Capri, l’été à Ischia, sous le ciel bleu.” Pascal Quignard
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