18.00 €
« Je viens pour visiter, pour voir, pour arpenter le territoire, pour me laisser surprendre, pour rendre possible les rencontres imprévues, pour écrire aussi : pour que mon écriture soit bousculée.
En prenant la route pour Montbéliard, j’ai compris que j’avais depuis longtemps envie d’écrire sur la culture et que c’était enfin l’occasion rêvée.
Alors, allons-y.
C’est quoi la culture ? C’est pour qui ? Ça sert à quoi ? C’est élitiste ? C’est pour tous ? C’est réservé à un petit groupe ? On fait quoi pour la partager, la culture ? Pour la transmettre ? »
Invité en résidence par Pays de Montbéliard agglomération, Capitale française de la culture en 2024, Éric Pessan développe ici une réflexion passionnante sur la culture et sa perception. À lire d’urgence.
Illustration de couverture : Nadia Diz Grana
Éric Pessan écrit des romans, du théâtre, de la poésie, de la littérature jeunesse. Il est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages (publiés au Seuil, chez Albin Michel, Fayard, à l’École des loisirs, aux éditions de l’Attente…) qui tous se déroulent ici et maintenant, dans notre monde dont il éprouve chaque jour la complexité, la rudesse et la joie. Dans ses textes, il explore ce qui le questionne, l’effraie, le scandalise ou – au contraire – lui donne la force d’avancer. Notre monde est si souvent invivable ; alors il cherche au travers la fiction ce qui offre des raisons de vivre, passant de l’intime au social.
Il anime depuis une vingtaine d’années des ateliers d’écriture, spécifiquement en milieu scolaire où il peut s’adresser à des publics pour qui écrire n’est pas plus une évidence que de lire de la littérature ultra-contemporaine. Il collabore également avec l’Observatoire de l’espace, le laboratoire art-science du Centre National d’Études Spatiales (CNES).
« Cette rencontre est pour moi, comme une collision. La force de cet instant est proprement indescriptible. Ce morceau de pays, mon pays, celui que je connais, arraché à sa terre par la puissance de la peinture, transposé là, à des milliers de kilomètres, est l’un des plus grands chocs de toute mon existence. »
Affût discret, écoute silencieuse, accompagnement du guide qui connaît les pas, observation, fulgurance poétique et évocation animalière, jusqu’à fouiller la matérialité de la Nature elle-même.
Après trois livres mêlant fiction et éléments de biographie, Frédérique Germanaud adopte ici, d’une façon assez inédite, une approche de l’écriture directe et sans fard.
La normalité embue / elle se croit le seul univers vivable / je lui paie son écot
« Chaque fois que je parviens, en remontant peu à peu de l’extérieur vers ma solitude, à me délier des serments prêtés aux villes, aux femmes et aux spectacles, j’obtiens un coin de province dont le moindre signe me sauve de la détresse. »
« Une page arrachée d’un livre descend le courant. Les caractères scintillent. Écailles de l’écrivain ». Jean Messagier
“J’ai dessiné la roche creusée par un filet d’eau rectiligne. Elle ressemble à un crâne dépouillé de cheval mort. Le trait s’impatiente, la saison passe, l’eau se perd avant d’attendre la pointe.”
La lumière qui tombe doucement sur Trêlles mais en montant.
La baraque sombre était un peu un ventre, une coque tendue avec un jardin buissonnant, une coque silencieuse, hormis les chants d'oiseaux. Elle me porterait, me nourrirait, me protégerait. Un jour je renaîtrais.
Rechercher sur le site